Déconstruire le « génocide par substitution »

Dans le cadre de la grande thématique de la fuite des cerveaux, DJOUK a proposé son premier Webinaire sur la notion du « Génocide par substitution » (GpS).

Qu’est-ce que le Génocide par subtitution ?

Prononcée par le député-maire Aimé Césaire en 1977 à l’Assemblée Nationale française. La notion de “Génocide par substitution”, a depuis sa création, à de multiples reprisses, été utilisée dans le débat migratoire aux Antilles.

Webinaire 1 « déconstruire le génocide par substitution »

Le webinaire a pour objectif : Comprendre pourquoi Césaire l’utilise pour la première fois. En s’appuyant sur les études migratoires réalisées, comprendre si statistiquement nous vivons ou non un génocide par substitution. Et ce que l’utilisation du terme signifie dire à l’heure actuelle.

Intervention de Nadia Chonville

Nadia Chonville est docteure en sociologie et démographie, spécialiste des questions de genre et de discrimination.

Elle s’est intéressée à la « fuite des cerveaux » au cours de ses études à Sciences Po Grenoble, et a analysé ce phénomène sous le prisme démographique après son retour au pays en 2012.

Depuis, elle s’engage notamment au sein de l’association Alé Viré dans la réflexion sur les causes qui mènent au départ définitif massif de jeunes de la Martinique vers l’Hexagone.

Par cette présentation, Nadia Chonville a abordé statistiquement la question « La population martiniquaise est-elle en voie d’être remplacée par une population allogène? ».

Ce fut ainsi l’occasion de mettre en lumière : évolution « anodine » de la population non-native, tout en soulignant la cause de l’augmentation de la part de cette dernière dans la population martiniquaise : les départs. Enfin, elle s’est penchée sur la part de cette population dans le milieu professionnel, où il s’avère qu’ils occupent souvent des postes de cadres, laissés vacants par des jeunes diplômés exilés.

Intervention de Claire Palmiste

Claire Palmiste, maîtresse de conférences en études anglophones, spécialisée en civilisation américaine à l’Université de Guyane depuis 1 an. Sa thèse de doctorat a été publiée aux éditions Publibook en 2011 sous le titre : « l’adoption d’enfants autochtones par des familles blanches aux USA : un cas de génocide culturel ».

En 2012, elle a publié un article dans la revue Les Outre-mers français : actualités et études, intitulé : « Génocide par substitution : usages et cadre théorique » (Vol 1 année 2012, L’Harmattan). Elle y analyse les usages du terme génocide par substitution, appliqués à la migration des Ultramarins en France continentale dans les années 60, mais aussi dans les débats en 2004 autour de l’affectation aux Antilles de jeunes enseignants venus de l’Hexagonale et l’envoi en France hexagonale de jeunes enseignants issus des DOM.

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