Déconstruire le génocide par substitution : récapitulatif du wébinaire.

Hélène Scholastique


Nous avons consacré le premier wébinaire, de notre série de wébinaires sur la fuite des cerveaux, au génocide par substitution. Il a été l’occasion pour nous, approches conceptuelles et chiffres à l’appui, de nous demander s’il sévissait, en Martinique, un génocide par substitution à cause duquel des emplois de cadres ou de professions intellectuelles supérieures ne seraient pas occupés par des personnes nées en Martinique. Autrement dit, la population martiniquaise est-elle menacée par un terrible projet qui viserait à la remplacer par une population allogène1 ? Ce projet participe-t-il à la fuite des cerveaux en Martinique ? Ces questions, qui ont guidé l’ensemble de nos réflexions, ont été appréhendées d’un point de vue théorique par l’enseignante-chercheuse Claire Palmiste et d’un point de vue démographique par la sociologue et démographe, Nadia Chonville.   


Au début de son intervention, Claire Palmiste, qui a travaillé dans le cadre de sa thèse sur un cas de génocide culturel qui a eu lieu lors d’adoption d’enfants autochtones par des familles blanches aux États-Unis2, a tenu à nous donner la définition historique du génocide et de présenter dans quels contextes le terme « génocide par substitution » a été employé pour les premières fois en Martinique. En effet, dans l’article, «Génocide par substitution, usage et cadres théoriques», publié en 2012, Claire Palmiste s’interroge sur les contextes des premières apparitions du terme « génocide par substitution » en Martinique. Pour l’enseignante-chercheuse, il y a, historiquement, deux moments durant lesquels le terme « génocide par substitution » a été employé en Guadeloupe et en Martinique. D’abord, durant les années soixante et soixante-dix, période de l’apparition du BUMIDOM 3, faisant naître des situations vivement dénoncées par Aimé Césaire avec le déplacement de milliers d’Antillais.es et de Réunionais.es vers l’Hexagone et au début des années 2000 avec les nombreuses dénonciations des mutations vers l’Hexagone des enseignant.es nouvellement titularisé.es dans les départements d’Outre-mer.

Bien qu’Édouard Glissant aurait lui aussi été l’un des premiers à employer le terme « génocide par substitution », c’est finalement un discours qu’Aimé Césaire prononça à l’Assemblée nationale à l’occasion d’un débat sur le budget des Départements d’Outre-mer en 1977 qui permet de mieux comprendre ce que dernier entendait par génocide par substitution :

Les nouveaux venus ne sont pas un quarteron de Hmongs pitoyables qu’il convient, en effet d’aider, mais d’autres allogènes, autrement organisés, autrement pourvus, autrement dominateurs, aussi et sûrs d’eux-mêmes qui auront tôt fait d’imposer à nos populations la dure loi du colon. Je redoute autant la recolonisation sournoise que le génocide rampant.

Aimé Césaire

Les préoccupations de Césaire, dans les années soixante et soixante-dix, étaient donc liées à des situations, aux Antilles, à la Réunion et dans d’autres départements ou territoires d’Outre-mer qui selon lui renvoyaient au projet de substitution d’une population native par une autre non-native afin de faire perdurer les règles d’un ancien pouvoir colonial qu’avait déjà connu ces territoires et qu’il avait donc de solides raisons de redouter. Selon lui, ces territoires auraient donc été face aux dangers imminents de génocides par substitution. 

Le début des années 2000 a été le second moment historique au cours duquel ce terme a fait son apparition. Durant ces années, nous l’explique Claire Palmiste, il y a eu beaucoup de débats et de controverses autour de ces enseignant.es ultramarins.es titularisé.es dans un territoire ultramarin donné et contraint.es de partir débuter leur carrière sur le territoire hexagonal. Face à cela, selon cette vague de dénonciation, il y aurait eu, dans le même temps, une vague contraire d’arrivant.es de l’Hexagone, eux aussi nouvellement titularisé.es, venant débuter leurs carrières à la Martinique ou dans d’autres territoires ultramarins. 

Les termes étant porteurs de sens, il faut vraiment faire très attention quant à leur utilisation

Claire Palmiste au sujet de l’emploi du terme « génocide par substitution ».

Face à ces deux moments de l’Histoire où le terme « génocide par substitution » a fait, pour les premières fois, son apparition, Claire Palmiste a souhaité revenir sur l’essence même de la définition du génocide afin de comprendre à quoi le terme « génocide par substitution » renvoyait tout en essayant de voir si l’on pouvait effectivement en parler dans ces deux situations susmentionnées. Qu’est-ce qu’un génocide ? Pour Claire Palmiste, le mot « génocide », porteur de sens, n’est pas à employer à tout va. C’est Raphael Lemkin, juriste polonais, qui en 1944, donne la première définition du mot « génocide ». Il y a consacré un ouvrage conséquent4. La définition de Lemkin, reprise par la « Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide » de 1948, est la suivante :

« Un [le génocide] projet coordonné de différentes actions visant à la destruction de fondements essentiels de la vie de groupes nationaux, dans le but de les anéantir. Les objectifs d’un tel programme étant la désintégration des institutions politiques et sociales, de la culture, la langue, les sentiments nationaux, la religion et l’existence économique des groupes nationaux et la destruction de leur sécurité personnelle, leur liberté, leur santé, leur dignité y compris la vie des individus de ces groupes ».

Raphel Lemkin.

Selon la définition donnée par Lemkin, le génocide est donc la coordination de différentes actions en vue de réduire en néant les différents aspects de la vie d’un groupe national, tels que ceux liés à la culture, aux institutions politiques et sociales, à la langue ou encore à la religion. Dès lors, peut-on, dans les deux situations décrites précédemment, parler de substitution d’une population par une autre, de remplacement de fonctionnaires ultramarin.es par des fonctionnaires venant de l’Hexagone pour la seconde situation (début des années 2000) et par des personnes venant de l’Hexagone par des ultramarin.es pour la première situation (années 60 et 70) ?

Dans les années 60 et 70, les Antilles et la Réunion font face à des taux de chômage très importants, les populations de ces départements français d’Outre-mer sont jeunes et ne sont pas formées. Face à cela, l’État français décide, sans doute pour des raisons économiques, entre autres, d’organiser le transfert de ces jeunes vers la Métropole5. C’est à ce moment que naît le BUMIDOM et l’idée persistante selon laquelle, pour bon nombre de domien.es, le départ vers la Métropole représente la concrétisation d’un rêve. Aujourd’hui encore, cette idée demeure solidement ancrée à l’inconscience collective puisque pour bon nombre d’Antillais.es et de Réunionai.es, partir vers l’Hexagone poursuivre ses études ou débuter sa vie professionnelle, c’est se donner toutes les chances de réussir en ayant accès à des formations de meilleure qualité6.

Concernant la seconde situation, celle des dénonciations nées du recrutement des enseigant.es titularisé.es en France, l’enseignante-chercheuse affirme n’avoir malheureusement pas eu accès à des données concrètes concernant le nombre exact d’enseigant.es venant de l’Hexagone nouvellement titularisé.es et affecté.es en Guadeloupe ou en Martinique, mais en ayant analysé leurs discours, ceux-ci se sont avérés être des discours dont la consistance était des reprises de ceux produit durant la première période du BUMIDOM. Les émetteur.rice.s de ces discours s’exprimant sur des chaînes de télévisions locales telle que KMT 7, pouvant être des personnalités politiques notamment du MIM 8, mais pas que, reprenaient ce terme de génocide par substitution pour qualifier ces situations, non pas seulement de fonctionnaires venant effectuer leurs premières années de service aux Antilles mais plus généralement de personnes en provenance de l’Hexagone et qui représenteraient une véritable menace pour la population martiniquaise. Il est à noter qu’on retrouve ces débats de priorité à l’embauche des locaux ou des ultramarin.es dans d’autres départements ou territoires français telles qu’en Corse, en Nouvelle-Calédonie ou encore en Polynésie française.

La Martinique face à une politique migratoire depuis 60 ans

Depuis près de 60 ans, nous l’explique Nadia Chonville, la Martinique est face à une politique migratoire particulière. Tout comme le BUMIDOM et l’ANT 9 , LADOM 10 a un fonctionnement qui encourage surtout les départs. Depuis ces six décennies, la Martinique connaît beaucoup de départ définitifs de jeunes femmes et de jeunes hommes en âge de procréer vers l’Hexagone, ce qui a pour conséquence de créer et maintenir un solde migratoire 11 déficitaire. En outre, la particularité de cet important phénomène migratoire, nous explique la démographe, est qu’il touche des jeunes hommes et des jeunes femmes en âge de procréer qui partent initialement poursuivre leurs études ou entamer une formation, et qui, finalement, y construisent leurs vies et y fondent leurs familles. Ces jeunes martiniquais.es font donc bien des enfants, les taux de fertilité aux Antilles étant les mêmes qu’en France (1,89 enfants par femme), mais ils ne les font pas en Martinique, ils ne participent donc pas à l’accroissement de sa population. Cela a pour conséquence d’accélérer le processus de vieillissement de la population. D’ailleurs, nous a bien précisé Nadia Chonville, le fait d’entendre fréquemment parler de vieillissement de la population et de centrer le débat autour de ce fait de société fait que l’on se détourne du véritable enjeu politique, puisque les personnes âgées ne se démultiplient pas comme par enchantement en Martinique, mais c’est plutôt le fait qu’il manque au territoire de la population entre 18 et 40 ans qui fait que les personnes âgées sont nombreuses en Martinique, comme nous montre le diagramme ci-dessus :

Cette pyramide des âges nous montre bien que nous avons un creux important, il manque de la population entre 18 ans et 40 ans. Cette population en âge de procréer est donc déplacée. On remarque une accélération de ce phénomène migratoire à partir des années 2008. Chaque année, la Martinique perd environ 3 000 habitant.es, essentiellement des personnes de cette tranche d’âge.

Maintenant, place à la mise au point démographique. La population martiniquaise est-elle en voie d’être remplacée par une population allogène ?

Comment savoir, armé.es de chiffes, s’il sévit en Martinique un génocide par substitution ? En sommes-nous menacés ? La sociologue et démographe Nadia Chonville a fait parler les chiffres en s’intéressant d’une part à l’évolution de la population non-native de Martinique avant de s’intéresser à celle de la population native de Martinique. Voyons voir ce qu’ils nous disent !

L’évolution de la population non-native de Martinique

Nadia Chonville s’est, dans un premier temps, intéressée à l’évolution de la part de la population non-native de Martinique. Autrement dit, les personnes qui n’y sont pas nées mais qui sont venues y vivre. Les chiffres sont parlant puisque seuls 10,7% des habitant.es de Martinique sont né.es en Hexagone et notons que parmi cette part, une partie importante de ces personnes né.es en Hexagone sont originaires de Martinique. Dans ces 10,7%, ils représentent 41,9% à être né.e.s en France mais à être originaire de Martinique. Finalement, si nous faisons le calcul, seulement 6,2% des habitant.es de Martinique sont né.es en Hexagone et ne sont pas originaires de Martinique. Comparativement, si on regarde du côté de nos voisins guyanais, 7 personnes sur 10 nées et vivant à la Guyane sont à une ou deux générations près, des immigrant.es et 13% de la population guyanaise est née en Hexagone. En France aussi, la part des personnes immigrées est plus importante que celle de Martinique puisqu’elle est de l’ordre de 9,9% selon l’INSEE pour des estimations de population de 2019. 

Et l’évolution ? Est-ce que cette part de 6,2% de la population non-native augmente rapidement en Martinique ? 

Eh bien non, nous répond la sociologue-démographe. Ici encore, en Martinique de 2006 à 2015, la population des non-natifs vivant en Martinique a effectivement augmenté mais que de 1,4%… « évolution anodine », pour reprendre les termes de la spécialiste, qui correspond à un taux d’accroissement normal, alors que celle des natifs vivant hors de Martinique a augmenté de 14,8%. Face cette bien faible évolution de la part de la population non-native, celle de la population native martiniquaise vivant hors de Martinique a donc augmenté de façon considérable. Quant au solde migratoire des jeunes en âge de procréer, certes, les femmes font moins d’enfants qu’auparavant, que ce soit en France ou aux Antilles (en moyenne 1,89 enfants par femme), sauf que, lorsque ces femmes Antillaises font des enfants, elles ne les font pas aux Antilles mais en France. En conséquence, le taux de natalité est plus bas en Martinique qu’en France alors même que le taux de fertilité est le même pour les femmes des deux côtés de l’Atlantique.

Et que fait-elle en Martinique, celle population non-native ?

La population non-native de Martinique occupe souvent des postes de cadres laissés inoccupés par des jeunes diplômés natifs de Martinique n’y vivant pas, vivant en France ou dans de grandes métropoles. En effet, les chiffres sont parlant puisqu’en 2010, plus de 40% des diplômé.es du supérieur né.es en Martinique, qui ont entre 20 et 34 ans, vivent en France. Ces diplômé.es martiniquais.es occupent donc bel et bien des postes de cadres mais en France, pas en Martinique. Face à cela, seulement 15% des peu ou pas diplômé.es né.es en Martinique vivent en France nous indique la spécialiste.

Mais d’où vient cette impression que les hexagonaux sont beaucoup à occuper des postes de cadres ?

Les non-natifs sont minoritaires dans les postes de cadre, mais on peut avoir la sensation qu’ils sont majoritaires car les non-natifs sont nombreux à être cadres.

Nadia Chonville

Tout est une question de proportion nous assure la démographe puisque 20% des non-natifs en activité en Martinique sont des cadres ou occupent des emplois de professions intellectuelles supérieures (CPS+), contre 7% des natifs. Cette population non-native, quoique ne représentant que 6,2% du totale de la population martiniquaise, occupe des postes de cadres inoccupés par une population native diplômée mais exilée de l’autre côté de l’Atlantique. Au total, 3% des actifs sont des non-natifs occupant des postes de cadres ou de professions intellectuelles supérieures, ce pourcentage est de l’ordre de 6% pour les natifs. Autrement dit, parmi l’ensemble de la population active martiniquaise, les non-natifs ne sont donc pas plus nombreux à occuper des postes de cadres que les natifs, mais les non-natifs sont juste nombreux à être cadres, comme nous l’expliquent la démographe. En effet, même s’ils sont, en tout et pour tout, moins à occuper les emplois de cadres et de professions intellectuelles supérieures que les natifs, puisqu’ils ne sont pas beaucoup sur le territoire, le fait qu’ils soient nombreux à occuper les postes de cette catégorie socio-professionnelle font que si on croise un non-natif de la Martinique dans la rue, il a une chance sur cinq d’appartenir à la catégorie socio-professionnelle de cadres et professions intellectuelles supérieures, alors que si on croise au contraire un natif dans la rue, il n’a que 0,35 % de chance sur 5 d’appartenir à cette catégorie socio-professionnelle, nous schématise bien Nadia Chonville. Il est donc vrai que les cadres non-natifs de Martinique sont surreprésentés dans les emplois de cadres de professions intellectuelles supérieures par rapport à ce que leur part représente réellement dans la population totale, mais ils n’est absolument pas vrai qu’ils seraient plus à être cadres que les natifs.

Conclusion

Les chiffres ne nous disent donc absolument pas qu’il serait en train de sévir un génocide par substitution en Martinique puisque la population native ne peut, mathématiquement, pas être remplacée par la population non-native puisque celle-ci ne représente que 6,2% des habitant.es. Le sentiment de menace imminente de génocide par substitution est sans doute dû au fait que les non-natifs sont surreprésentés dans la catégorie socioprofessionnelle CSP+. En revanche, la mise au centre de nombreux débats des dangers d’un génocide par substitution nous fait nous détourner du véritable problème démographique majeur que fait face la Martinique, à savoir, celui du départ ritualisé des jeunes en âge de procréer, partant débuter leurs études supérieures ou leur formation vers les grandes villes de France et les grandes métropoles mondiales, qui y restent finalement pour fonder leurs familles et qui, la plupart du temps, ne reviennent pas au pays (durant les années 1990, seuls 11% des hommes et 15% des femmes entre 24 et 43 ans, ont fait la traversée inverse). Le problème migratoire en Martinique n’est donc pas lié aux personnes qui entrent sur le territoire mais à ceux qui en sortent définitivement. L’exil de ces jeunes ont un impact important sur la société puisqu’avec lui se fragilise notre culture de l’entraide entre générations. Enfin, remarquons que le phénomène de la fuite des cerveaux n’est pas propre à la Martinique, ni aux Antilles puisque l’ensemble de la Caraïbe en est touché. La Martinique se situe d’ailleurs dans la moyenne caribéenne avec des pays comme la Jamaïque enregistrant des taux d’immigration de près de 80% et d’autres pays de plus faibles taux comme Sainte-Lucie qui enregistre des taux de 36% de départ de la main-d’oeuvre qualifiée.


Notes de bas de page

  1. La population allogène est la population différente de celle d’origine autochtone, en considérant que la population autochtone sont les personnes dont au moins les grands-parents sont nés à l’endroit déterminé.
  2. L’adoption d’enfants autochtones par des familles blanches aux États-Unis : un cas de génocide culturel, Paris, Publibook, 2011.
  3. Créé en 1963 à l’instigation de Michel Debré, le BUMIDOM, le Bureau pour le développement des migrations dans les départements d’Outre-mer a déplacé près de 160 000 personnes des DOM vers la Métropole.
  4. Le mot génocide apparaît pour la première fois dans l’ouvrage de Raphaël Lemkin (1900-1959) intitulé Axis Rule in Occupied Europe publié en 1944.
  5. Nous utilisons ici le terme « Métropole » parce qu’il fait encore plus ou moins sens dans le contexte que nous évoquons. Dans les années 60 et 70, jeunes départements, les DOM voit encore la France comme la Métropole, le lieu de la réussite professionnelle. Toutefois, ne pouvant exister de métropoles sans colonies, nous n’utiliserons ce terme que s’il fait sens historiquement (la période coloniale et les premières années ayant suivies la départementalisation).
  6. Cf notre wébinaire sur la « colonialité des représentations poussant au départ » d’octobre 2021.
  7. Créé en 2004, KMT est le sigle de Kanal Martinique Télévision, chaîne de télévision locale martiniquaise.
  8. Le MIM est sigle du Mouvement Indépendantiste Martiniquais.
  9. Créé en 1982 et successeur du BUMIDOM, l’ANT, l’Agence de l’Outre-mer pour la mobilité était un organisme public français chargé d’accompagner les ultramarin.es à la recherche de qualification ou d’insertion professionnelle vers l’Hexagone.
  10. Depuis 2010, l’ANT est devenue LADOM, l’Agence de l’Outre-mer pour la Mobilité.
  11. Selon l’Institut national d’études démographiques, le « solde migratoire » encore appelé accroissement accroissement migratoire, est la différence entre le nombre de personnes qui sont entrées dans une zone géographique donnée (immigrant.es) et le nombre de personnes qui en sont sortie (émigrant.es) au cours d’une période donnée, calculé le plus souvent au cours d’une année. Il est à noter que ce concept est totalement indépendant de la nationalité de ces personnes.

  

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